Vers une fusion des Athénées de Soignies et de Braine-le-Comte
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- Catégorie : Enseignement supérieur
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Question de Mme. Olga ZRIHEN Ã Madame la Ministre Dominique SIMONET
Il y a manifestement une grande volonté de restructuration. L’athénée de Braine-le-Comte se trouve dans une situation extrêmement complexe et délicate.
D’abord, l’information n’a été communiquée aux chefs d’établissement que le 20 décembre, ce qui place les préfets des deux établissements dans une situation peu confortable. Il a été signifié au préfet de Braine-le-Comte que la décision avait été prise parce que l’établissement n’atteignait pas les normes requises et que plusieurs dérogations auraient déjà été accordées. Vous connaissez pourtant la situation de cette école. Les sanctions nécessaires n’ont pas été prises à l’égard de plusieurs préfets. La succession de cinq ou six préfets en un laps de temps très court explique sans doute le manque de suivi pédagogique. Cette décision risque d’entraîner la disparition de l’école. Il suffit de voir ce qui s’est passé avec l’Athénée La Brise : dès l’annonce de sa fermeture, l’établissement a connu une désaffection d’élèves. Avec la disparition de l’athénée de Braine-le-Comte, il n’y aurait plus qu’un seul réseau d’enseignement sur la commune, ce qui serait inacceptable au regard de la liberté confessionnelle et de la liberté de choix pédagogique. Il faut savoir que l’athénée de Soignies n’est pas preneur.
Par ailleurs, la piste de l’internat du Roeulx qui aurait pu être intéressante n’a même pas été examinée.
Madame la ministre, ces procédures manquent quelque peu d’élégance car cela crée rumeurs et agitation. J’aimerais que vous nous donniez quelques éclaircissements. La situation n’est sans doute pas aussi radicale. La moindre annonce faite aujourd’hui nous conduira directement à la perte de cette école et, en conséquence, à l’absence totale de la Fédération Wallonie-Bruxelles sur le territoire de Braine-le-Comte, ce qui ne serait pas facilement accepté.
Réponse de Madame la Ministre Dominique SIMONETÂ
Cette situation est prévue dans un décret voté par une majorité dans ce parlement : si le nombre d’élèves est en dessous de la norme de maintien, il y a des étapes progressives avant la fermeture pure et simple. En novembre, mon administration a pris des contacts avec l’Athénée royal. Vu qu’en 2006, il se trouvait déjà sous la norme de maintien, et pas peu puisqu’il comptait moins de 350 élèves, nous lui avons proposé la fusion par absorption pour le sauvegarder. Les deux athénées sont séparés de cinq ou six kilomètres. Cette distance n’est pas énorme, nous ne pouvons donc pas parler de disparition de l’enseignement dans la zone concernée, d’autant que l’implantation de Braine-le-Comte n’est pas nécessairement remise en question et pourrait devenir l’implantation de l’autre athénée. Nous allons bien sûr poursuivre la concertation. Il est vrai que nous avons connu une succession de préfets, mais mes prédécesseurs et moi-même n’avons pas manqué de suivre attentivement la situation. En fusionnant par absorption les deux établissements, nous rencontrons l’objectif du décret. Par ailleurs, il pourrait y avoir des incitants intéressants, comme le nombre total de périodes-professeur (NTPP) et l’encadrement.
Mme Olga Zrihen : Je suis au regret de vous dire qu’entre Soignies et Braine-le-Comte, il y a plus que quelques kilomètres ! Quant aux incitants, échanger un proviseur et un éducateur contre un préfet et un économe, cela pose problème ! De plus, si l’on se réfère à un décret, je me permets de demander que l’offre d’enseignement reste la plus ouverte possible. Ensuite, en me basant sur ce qui s’est passé à La Brise, la moindre annonce de fermeture entraîne d’importants transferts d’élèves vers un autre établissement scolaire. Enfin, si mes informations sont correctes, à Soignies il n’y a pas d’enseignement technique, ce qui est le cas à Braine-le-Comte. Nous ne pouvons pas forcer des écoles à fusionner au nom de la simple rationalité. Il ne faut pas oublier tout le volet éducatif.
La Communauté française dont je suis fière doit certainement avoir une autre vision de ses responsabilités dans le domaine hautement sensible de l’enseignement.





