La pratique des business games dans nos universités
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- Catégorie : Enseignement supérieur
Les acteurs des business schools. professeurs, formateurs, étudiants et entreprises ; plébiscitent l’usage des business games qui consistent à mettre en situation des étudiants afin qu’ils s’exercent à la gestion d’une entreprise. Les étudiants sont amenés à travailler généralement en équipe à laquelle on soumet une situation et une problématique.
Ces business games consistent alors à leur faire établir une stratégie, de résoudre le problème dans un temps donné. Ces pratiques comporteraient plusieurs avantages : le travail en équipe, l’esprit de compétition, la mise en situation réelle, le droit à l’erreur car il s’agit d’une simulation, le coaching d’experts (enseignants, professionnels), l’intégration de plusieurs matières d’enseignement dans une seule et même activité.
Le caractère intégrateur de ces business games a attiré l’attention du Campus virtuel en gestion (CVG), consortium entre HEC-ULg, Solvay Brussels School et Louvain School of Management. Le CVG est chargé d’organiser le programme à distance "Online Executive Master in Management". Ce programme post-universitaire s’adresse à des étudiants actifs professionnellement et déjà titulaires d’un premier diplôme universitaire.
Le CVG est en constante réflexion sur les évolutions pédagogiques adaptées à la formation des adultes dont l’évaluation des acquis est un des points-clés. L’évaluation continue serait donc privilégiée dans le programme, notamment via la remise ponctuelle de travaux. Afin de garantir le succès de cette pratique, certains critères pédagogiques doivent être respecter.
Les étudiants de l’Online Executive Master in Management, sondés en avril, aimeraient qu’il s’étende sur une longue période, pour être en cohérence avec la perspective d’évaluation continue envisagée dans le programme, qu’il soit évolutif, qu’il soit vivant : des paramètres aléatoires pourraient y être intégrés.
Monsieur le Ministre,
Quels sont les critères requis pour les enseignants accompagnant ce type de projet ? Comment s’effectue concrètement le contrôle des acquis théoriques et pratiques des différentes matières abordées par les étudiants ? Quels sont les critères pédagogique à respecter ? Existe-t-il des partenariats entre les universités proposant ces spécialisations et les entreprises pour s’assurer du réalisme des problèmes proposés par les ? Des chefs d’entreprise sans diplôme universitaire mais disposant d’une expérience utile peuvent-ils participer à ce programme post-universitaire ? Sera-t-il tenu compte des remarques formulées par les étudiants sondés afin d’améliorer le programme ?
Je vous remercie.
Cette question met en évidence le dynamisme de nos universités dans l'innovation pédagogique et les choix d'outils et méthodes d'enseignement. On peut ainsi rappeler plusieurs caractères positifs des "business games". Sans vouloir être exhaustif : 1. L'intérêt intrinsèque de ces "business games" dans les filières des sciences de gestion ; 2. L'importance formative de l'interaction en équipe, tant avec les enseignants qu'entre les étudiants ; 3. La mise en situation pratique comme démarche fixant les concepts enseignés par ailleurs. Mais deux autres éléments organisationnels plus généraux mis en pratique dans ce cas doivent également être relevés : 1. L'organisation à distance via le Web, une forme d'"Université virtuelle". Il est évident que de telles initiatives vont se multiplier dans les années à venir. 2. La coorganisation par un consortium des trois plus importantes écoles de management en FWB qui, plutôt que de se mettre en concurrence comme nous l'observons trop souvent, ont choisi d'unir leurs efforts pour créer cette plate-forme commune originale.
Il est évident que de telles expériences vont servir de base à de nouvelles intiatives qui préfigurent ce que pourrait être une part importante de notre enseignement supérieur dans l'avenir. De tels projets sont donc réjouissants et ne peuvent qu'être encouragés. Mais là s'arrête l'action potentielle du Gouvernement. En effet, il s'agit bien d'un "Executive Master", d'études post-universiatires qui ne mènent à aucun grade académique ou diplôme officiel et ne sont donc pas ou presque pas soumises à notre législation. Pour être précis, ces formation sont organisées en vertu de l'article 19 (études complémentaires) ou de l'article 20 (formations continuées) du décret "Bologne" du 31 mars 2004. Il y est précisé notamment que ces études "ne conduisent pas un grade académique" et "ne sont pas éligibles pour le financement". Notre contrôle, via les commissaires et délégués, se limite à vérifier qu'il n'y a pas de risque de confusion dans l'information diffusée entre de telles filières non-diplômantes et les études de bases légales. En clair, ceux qui s'y inscrivent ne sont pas des étudiants réguliers et l'organisation des études ne doit pas respecter nos règles générales (encadrement, concept d'année d'études, d'horaire, de session d'examen, de droits d'inscription, ...). Les universités sont totalement libres et autonomes dans leurs choix dans ce domaine. Pour prendre un des exemples évoqués dans la question, si ces téudiants souhaitent une évaluation plus continue ou l'étalement de la formation sur une plus longue période, ils doivent en faire la demande directement ét exclusivement aux universités organisatrices. Il en est de même à propos de l'adéquation du contenu de la formation par rapport aux attentes des inscrits et de leurs employeurs qui parfois en assurment la charge. Mais comme le maintien de ces offres de formation est souvent lié à leur rentabilité financière, donc des droits d'inscription directement perçus, il est vraisemblable qu'ils puissent faire entendre directement leurs arguments intellectuels.





