Les Biberons stérilisés à l'oxyde d'éthylène
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- Catégorie : Enfance, de la Recherche et de la Fonction publique
Question de Madame Olga ZRIHEN Ã Monsieur le Ministre Jean Marc NOLLET (23/11/2011)
Je souhaite interroger le ministre au sujet de l’oxyde d’éthylène, ce produit dont il est actuellement question dans la presse, notamment dans les journaux du groupe Sud Presse ainsi que dans Le Nouvel Observateur.
L’oxyde d’éthylène utilisé pour la stérilisation de matériel médical servirait aussi à stériliser des tétines et des biberons. Or ce produit a été déclaré cancérigène. La firme Beldico, qui utilise ce produit, alimente actuellement plus de 80 % des hôpitaux belges.
Les hôpitaux qui utilisent les biberons fournis par cette firme affirment même qu’ils sont obligés de les aérer avant de s’en servir. Monsieur le ministre, disposez-vous d’informations probantes sur la dangerosité de ce produit ?
Une campagne d’information est-elle développée à l’intention des personnes intéressées, c’est-à -dire l’ONE et les parents, pour les rassurer ou, en tout cas, leur demander de prendre les précautions d’usage ? Que pouvons-nous faire dans le contexte actuel étant donné que les marchés sont largement ouverts dans le secteur ?
Réponse de Monsieur Jean-Marc Nollet, vice-président et ministre de l’Enfance, de la Recherche et de la Fonction publique.
Comme vous, madame, j’ai pris connaissance de ces informations dans des articles de presse. Renseignements pris auprès de l’ONE, il s’avère que ces biberons sont utilisés dans le secteur hospitalier, soit en dehors des compétences directes de l’Office. Ces biberons n’étant pas utilisés dans un secteur relevant de la tutelle de l’ONE, il n’y a pas à proprement parler de recommandations concernant ce type de produit dans les milieux d’accueil.
Bien entendu, d’autres recommandations sont à faire, dont la principale, selon l’ONE, est le recours le plus étendu possible à l’allaitement maternel. En cas d’utilisation de biberons, il faut veiller à les nettoyer correctement. Si on les passe au lave-vaisselle pour les stériliser, il faut aussi les laisser refroidir. Dès qu’un biberon présente la moindre fissure, il faut le remplacer. Toutes ces recommandations formulées par l’ONE portent sur d’autres types de biberons que ceux qui font l’objet de votre question. En ce qui concerne les biberons stérilisés à l’oxyde d’éthylène, qui sont utilisés spécifiquement dans le milieu hospitalier, j’ai noté que les instances compétentes en matière de santé, avec lesquelles je n’entretiens pas de dialogue direct, n’ont pas estimé nécessaire de lancer immédiatement un cri d’alarme en Belgique, mais comptent poursuivre l’analyse en cours à ce sujet afin d’en tirer des conclusions. Je serai attentif à l’évolution du débat et à l’avis du futur ministre fédéral des Affaires sociales qui se concertera avec la ministre communautaire de la Santé. Les recommandations de départ doivent être formulées par les instances relevant d’un autre niveau de pouvoir que celui qui est compétent pour l’ONE.
Réplique de Mme Olga Zrihen – Tout d’abord, on sait par expérience que les mamans qui sortent de la maternité emportent généralement un ou deux biberons. Ensuite, l’ONE devient rapidement le premier interlocuteur des jeunes parents et ces derniers veulent savoir si leur nourrisson est exposé à des risques sanitaires. Si les informations dont nous disposons sont exactes, une campagne pourrait être envisagée pour les informer et, en cette matière, l’ONE est incontournable.





