La campagne fédérale de vaccination volontaire contre le virus grippe A/H1N1 des groupes à risques et particulièrement des femmes enceintes à l’aide du Pandemrix
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- Catégorie : Culture, de l'Audiovisuel, de la Santé et de l'Egalité des chances
Au lieu de semer la panique, l’intervention du commissariat interministériel influenza et celle de la ministr e fédérale de la Santé publique ont permis de rappeler que l’Organisation mondiale de la santé ainsi que les autorités européennes avaient validé le Pandemrix avec adjuvant, y compris pour les femmes enceintes.
De plus, il ressort de la consultation de l’Association professionnelle des obstétriciens et gynécologues belges, que ces opérateurs de première ligne et spécialisés en la matière confirment la nécessité de vacciner les femmes enceintes au Pandemrix aux deuxième et troisième trimestres de grossesse. À leur sens, il est plus grave de prendre le risque d’attraper ce type de virus que de s’exposer aux éventuels effets secondaires du vaccin jugés minimes par les professionnels.
Cette même association nationale reconnue estime que les conséquences à long terme de l’adjuvant chez le foetus semblent être minimes, théoriques, peu fréquentes et non chiffrables, mais que les complications dues à la contraction du virus peuvent être, pour leur part, dangereuses. Madame la ministre, la Communauté française ayant dans ses compétences la médecine préventive et les actions qui en découlent notamment en termes de vaccination, je souhaite vous soumettre les réflexions suivantes.
Afin de parfaire notre information, pourriezvous nous expliquer quel sera l’appui de la Communauté française à la campagne volontaire de vaccination pour les groupes à risques et particulièrement pour les femmes enceintes ? Avez-vous mis en place un plan d’information via l’ONE en concertation avec votre collègue, le ministre de l’Enfance ?
Pourriez-vous soumettre la proposition de créer une cellule de coordination avec l’État fédéral et des représentants de l’Association des gynécologues et obstétriciens pour le cas particulier de la vaccination des femmes enceintes afin d’assurer la cohérence de l’information systématique qui sera donnée à ce public-cible ?
Mme Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances. – Dans le cadre de la campagne fédérale de vaccination volontaire contre le virus de la grippe A/H1N1 et conformément à ses compétences, la Communauté française assure, en coordination avec le commissariat interministériel influenza, la communication aux populations cibles ainsi que leur information.
C’est ainsi que, par exemple, une circulaire a été adressée à tous les responsables des établissements scolaires, du niveau maternel au secondaire, les informant que leur personnel fait partie des groupes prioritaires et peut bénéficier, s’il le souhaite, de la vaccination gratuite auprès de leur médecin traitant.
Depuis avril 2009, l’ONE est attentif à l’évolution de la pandémie de grippe A/H1N1 et relaie régulièrement des informations à son personnel de terrain, qu’il s’agisse des travailleurs médicosociaux, des médecins ou des bénévoles, ainsi que vers les responsables des milieux d’accueil.
Le médecin coordinateur de l’ONE est en contact avec la cellule «grippe» de la Communauté française et le commissariat interministériel influenza afin d’assurer une parfaite cohérence des messages transmis par les diverses institutions publiques.
En ce qui concerne les recommandations spécifiques à la femme enceinte, le collège des gynécologues a proposé un texte d’information aux futures mères soumis à la relecture du commissariat interministériel influenza dès le début de juillet 2009.
Cependant, étant donné que les recommandations aux femmes enceintes étaient controversées et en évolution, le commissariat interministériel influenza a insisté pour que l’ONE ne publie pas de texte spécifique aux parturientes et que le commissariat reste le seul communicateur de ces recommandations au grand public. Des questions et réponses spécifiques à la grossesse se trouvent sur le site « www.influenza.be ».
Pour ce qui est de la campagne de vaccination actuelle, visant les publics «à risques» et les publics «prioritaires», l’ONE a réalisé début novembre une note très complète à l’intention de tous les médecins, des travailleurs médico-sociaux, des bénévoles et des milieux d’accueil, soit près de huit mille envois.
Cette note précise bien le rôle de l’ONE dans cette campagne de vaccination. Il s’agit de relayer auprès des publics-cibles les recommandations du commissariat. C’est donc bien entendu le cas pour les femmes enceintes qui fréquentent les consultations prénatales de l’Office.
Une proposition de création d’une cellule de coordination avec le niveau fédéral et des représentants de l’Association des gynécologues et obstétriciens sera soumise au prochain collège des gynécologues, ce 26 novembre. Cependant, l’ONE n’a pas à se substituer à l’Association des gynécologues et obstétriciens de langue française de Belgique qui est lui aussi en contact avec le commissariat et qui a récemment fait un communiqué de presse commun dans lequel il recommande la vaccination des femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de leur grossesse.
Mme Olga Zrihen (PS). – Je vous remercie, madame la ministre, pour votre réponse. Chacun, dans les différentes entités, est sensible à la nécessité de coordonner au mieux ce type d’actions. Je m’en réjouis. Il ne peut en effet y avoir plusieurs discours, au risque de déstabiliser les patients, en particulier les femmes enceintes qui sont extrêmement inquiètes car elles doivent prendre une décision. Nous attendons avec impatience la création de la cellule de coordination.





