Durobor : Son Avenir
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- Catégorie : Économie, PME, Commerce extérieur et Technologies nouvelles
Monsieur le Ministre,
La Société DUROBOR, située à Soignies et employant quelques 400 personnes, vit une situation extrêmement difficile.
Placée en juillet en procédure de réorganisation judiciaire, elle a suscité ensuite l'intérêt de plusieurs candidats-repreneurs. Certains se sont désistés. Actuellement, seul le candidat DECOVER est mis en avant dans la presse. L'intention qui lui est prêtée de procéder à une restructuration en profondeur (on parle d'une perte de 50% des emplois et de la remise en cause des conventions collectives de travail et des primes) a d'ailleurs conduit à un mouvement de grève d'une journée et à une manifestation des travailleurs dans les rues de Soignies. Après cette semaine de congé de Toussaint, il faut bien constater que les travailleurs sont toujours dans l'expectative.
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Dès lors, je souhaiterais, Monsieur le Ministre, vous poser plusieurs questions :
- La situation de l'entreprise DUROBOR a-t-elle évolué ?
- Combien de candidats-repreneurs sont actuellement en lice ?
- Quelles sont les conditions de reprises, tant au niveau du maintien des trois lignes de production que de l'emploi ou encore de la préservation des conventions de collectives de travail et des primes aux travailleurs ?
Monsieur le Ministre,
Vous avez rappelé fin octobre la volonté de la Région wallonne d'apporter des fonds à un plan financier privilégiant le maitien de l'activité tout en précisant que le processus de reprise ne se ferait pas sans difficultés tant en terme d'investissements, de production qu'en terme d'emploi. L'entreprise DUROBOR représente un bassin d'emplois pour la région du Centre comme peut l'être ARCELOR dans la région liégeoise.
Madame la Députée,
Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, divers candidats sérieux, autant financiers qu'industriels, ont marqué un intérêt pour une reprise éventuelle de Durobor.
Parmi ceux-ci, la plupart prévilégiaient le rachat du fonds de commerce et de la marque, par rapport au maintien d'un site de production.
Toutefois, un duo qui apparaît comme complémentaire (Decover [industriel actif dans la décoration de verre] et le fonds d'investissement H2) a marqué un intérêt sur la reprise d'une partie des activités. Cette option a donc été privilégiée par les consultants mandatés par la SOGEPA.
Le bureau de consultance travaille en collaboration avec la SOGEPA, et les autres administrations régionales et fédérales dans ce dossier ; d'ailleurs, une réunion avec l'ensemble de ces participants s'est tenue le lundi 07 novembre derniers avec l'ensemble des parties publiques concernées afin que les repreneurs éventuels puissent avoir réponse à leurs questions. Je peux vous dire à ce stade que les repreneurs prévoient un plan d'investissement conséquent et que je suis en attente des dernières informations pour analyser quelle pourrait être l'intervention de la Région.
Par ailleurs, une réunion avec des représentants de mon cabinet et du cabinet du Ministre Henry et les repreneurs a eu lieu ce 08 novembre dernier sur l'aspect pollution du sol.
Lors de cette réunion, nous avons également pu prendre connaissance d'une partie du plan proposé par les repreneurs qui doit encore être finalisé.
Le processus de reprise prend évidemment un peu de temps. Et comme j'ai déjà eu l'occasion de vous le dire en séance de Commission de l'Economie, la Région fait ce qui lui est possible de faire pour en favoriser l'aboutissement (elle joue entièrement son rôle de coordinateur/facilitateur/soutien dans ce dossier). En témoigne d'ailleurs la décision de soutien financier de l'entreprise afin de lui permettre de finaliser les contacts pendant cette période de négociation.
Aujourd'hui, il est prématuré de s'avancer sur un nombre définitif de personnes qui seront reprises et sur la stratégie future de l'entreprise. Il semble toutefois que le nombre de personnes équivalent temps plein qui seraient reprises soit supérieur à 200 travailleurs.
Toutefois, et comme j'ai déjà eu l'occasion de le signaler précédemment, étant donné les pertes structurelles réalisées par l'entreprise, il est fort probable qu'un maintien de l'activité nécessitera une restructuration significative des moyens de production et un programme d'investissements important
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