Financement de la médiation interculturelle en milieu scolaire en Région wallonne
- Détails
- Catégorie : Action sociale et de l’Egalité des chances
Un certain nombre de dispositifs ont été mis en pIace par le Gouvernement wallon, tels que les Centres régionaux d'intégration qui assurent une politique d'intégration au niveau régional, en développant des outils adaptés aux spécificités locales.
Les services de Médiation interculturelle en so nt un exemple.
Si leur efficacité en milieu hospitalier n'est plus à démontrer, nous attirons votre attention sur l'importance de leur développement dans1a sphère scolaire.
Vous n'êtes pas sans méconnaître le rôle clef joué par les médiatrices intercu1turel1es dans le processus d'insertion des enfants issus de familles étrangères, d'origine étrangère ou encore primo arrivantes et plus spécifiquement lorsqu'elles interviennent en milieu scolaire.
Il m'a été rapporté que les services de médiation intercu1turelle peinent à assurer la continuité de leurs activités (permanences à destination des enseignants et des familles ou actions de soutien à la langue française, sensibilisation à la différence) et ce, faute de disposer d'un financement récurrent. En conséquence, des demandes ne sont plus rencontrées.
Or, ces actions de médiation à destination des enseignants, directeurs d'établissement, parents, enfants et intervenants parascolaires, contribuent au décloisonnement des écoles en difficulté mais aussi à la construction d'une société multiculturelle.
Les services de médiation en milieu scolaire nécessitent votre soutien afin que soit garantie la pérennité de leur activité. Un financement adapté et assuré dans le temps est donc indispensable à la bonne réalisation des missions assignées à ces services. Dès lors, puis-je me permettre de vous demander quelles initiatives sont envisagées afin de satisfaire les conditions tant matérielles qu'humaines pour garantir un service de qualité et quel état des lieux il est possible de dresser quant au financement existant en matière de médiation interculturelle?
Mme Tillieux, Ministre de la Santé, de l'Action sociale et de l'Égalité des chances. Madame la Présidente, chers Collègues, la politique d'intégration des personnes issues de l'immigration en Région wallonne est organisée par le décret du 4 juillet 1996 relatif à l'intégration des personnes étrangères ou d'origine étrangère.
Ce texte, a été récemment actualisé par le Gouvernement précédent pour mieux coller aux réalités nouvelles. Il prévoit principalement trois choses. La première, l'agrément et le subventionnement des 7 Centres régionaux d'intégration, situés dans les sous-régions qui comptent le nombre le plus important de personnes issues de l'immigration . La deuxième, le subventionnement d'initiatives locales de développement social et enfin la définition par le Gouvernement, dans sa globalité et pour les compétences qu'il exerce bien sûr, des actions positives qui favorisent l'égalité des chances et qui favorisent la citoyenneté dans la perspective d'une société interculturelle.
Ce dernier axe vise la définition des étapes d'un parcours d'intégration. Un parcours qui s'appuie sur des plans locaux d'intégration spécifiques, élaborés en concertation avec les centres régionaux d'intégration et notamment avec la participation des personnes concernées.
Dans ce contexte, je sais bien que les discussions et les propositions dépassent largement les compétences strictes de notre Région. Elles envisagent des questions qui sont parfois gérées par l'Etat fédéral, comme les demandeurs d'asile ou bien en Communauté française dans des matières telles que la culture, l'éducation permanente et encore l' enseignement.
Je mesure parfaitement que l'intégration reste un tout indissociable et mon intervention directe doit se limiter aux compétences exercées par la Région et ne peut empiéter sur celles de la Communauté française en matière d' enseignement en particulier.
La Déclaration de Politique Régionale est claire. Elle précise dans le programme d'insertion des primo-arrivants ce qui sera organisé conjointement par la Région wallonne et la Fédération Wallonie-Bruxelles et sera mis en oeuvre au niveau local en collaboration avec l'ensemble des partenaires concernés.
Des premiers contacts ont déjà eu lieu avec ma collègue compétente en matière d' Egalité des Chances en Communauté française et ces contacts iront en s'intensifiant. Nos Cabinets respectifs sont en contact permanent.
Ainsi, la nouvelle Commission pour l'intégration des personnes étrangères ou d'origine étrangère, instituée et constituée il y a seulement quelques mois, accueillera lors de sa prochaine séance programmée le 26 novembre prochain, un de ses collaborateurs. Ce collaborateur étant du cabinet de la Ministre de la Communauté française pour évoquer les indispensables complémentarités à développer dans ce domaine entre la Région wallonne et la Communauté française. Je ne doute pas que la médiation en milieu scolaire pourra dès lors être évoquée et ensemble nous évoquerons ce dossier.
Mme Zrihen (PS). Je vous remercie de nous avoir informés de cette synergie qui va enfin être créée entre les différents niveaux de notre État et je pense que ce sont effectivement des nécessités en la matière. Il est clair et ça, vous le comprenez bien, qu'avec tout ce que nous essayons de faire pour avoir vraiment une excellente mixité sociale, il est important que nous essayons effectivement aussi à ce niveau là d'être très présents. Je pense que tout le travail qui peut être fait dans cette médiation interculturelle peu avoir un impact sur toute une série d'autres secteurs que ce soit le travail sur la jeunesse , que ce soit sur l'intégration en général mais aussi pour que la mixité sociale devienne une vraie réussite et devienne un atout et non pas une difficulté.





